La maternité de substitution à l’étranger : ce que les parents d’intention doivent savoir

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La décision de choisir la maternité de substitution pour devenir parents est la première étape d’un long, mais incroyablement enrichissant parcours vers la parentalité. En faisant ce choix, les parents d’intention (PI) acceptent ainsi de suivre le processus complet de la gestation pour autrui (GPA). Il s’agira donc avant tout de trouver une mère porteuse puis de la soutenir tout au long de sa grossesse et enfin – éventuellement – d’accueillir son ou ses nouveaux enfants.

Même si en règle générale le processus est toujours le même, il faut noter que les programmes de GPA peuvent quant à eux grandement varier. Soulignons que l’un des facteurs les plus importants dans cette décision est l’origine de la mère porteuse.

Si pour une raison ou pour une autre il ne vous est pas possible de recourir à la maternité de substitution dans votre pays, se tourner vers l’étranger pour avoir recours à de tels services est souvent une bonne alternative pour vous permettre d’avoir un enfant. Bien sûr, il existe un certain nombre de facteurs à prendre en compte pour devenir un parent intentionnel d’un enfant né dans un autre pays.

Pour plus de clarté sur le sujet, nous nous sommes entretenus avec Louise Riding, directrice régionale pour les clients anglophones de la clinique de fertilité ilaya. Pour rappel, il s’agit de l’un des principaux fournisseurs de services en ce qui concerne la maternité de substitution en Ukraine. Chaque année, la clinique aide de nombreux couples ayant des problèmes de fertilité à gouter au plaisir de devenir des parents. De la consultation initiale jusqu’au suivi après la naissance, ilaya prend en charge l’intégralité du processus de la GPA. Son rôle principal est d’orienter efficacement les potentiels futurs parents dans leur décision d’opter pour la maternité de substitution à l’étranger.

FAQ sur les parents intentionnels : entretien avec Louise Riding d’ilaya

D’après vous, quelle est l’erreur la plus commune que font les futurs parents qui pensent au processus de maternité de substitution ?

LR: En règle générale, l’erreur la plus commune est la précipitation. En effet, de nombreux couples à la recherche d’une mère porteuse sont, le plus souvent, pressés d’entamer le programme. Je pense qu’il faut consacrer le temps nécessaire pour étudier les options existantes. Il faut donc bien prendre en compte tous les détails avant de s’engager dans ce processus.

Par ailleurs, mon expérience m’a permis de constater l’existence d’une fausse idée très répandue selon laquelle il serait possible d’accélérer le processus. Alors que beaucoup de couples ont la chance d’être des parents dès la première tentative, ce n’est pas toujours le cas. Certaines personnes, souvent en raison d’engagements professionnels, croient à tort qu’ils seront dans cette situation favorable et prévoient de se rendre à Kiev à un moment bien précis. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en raison des nombreux facteurs inhérents au processus, les programmes de maternité de substitution prennent du temps. La nature joue un grand rôle !

Le recours à la maternité de substitution – en particulier à l’étranger – est en hausse ces derniers temps. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

LR: Cette situation est due à deux de facteurs principaux : d’une part la législation et d’autre part le pouvoir d’achat.

Dans de nombreux pays, la maternité de substitution est une pratique strictement interdite. Et s’il existe un cadre altruiste dans certains endroits, les parents d’intention y sont néanmoins vulnérables, car la mère porteuse est souvent considérée comme la mère légale. Certains pays sont de véritables zones grises, car il n’existe carrément pas de législation qui encadre la GPA.

Une autre grande raison qui pousse les couples à se tourner vers l’étranger est le facteur économique. En effet, le coût des programmes dans leur pays d’origine est très souvent hors de portée pour la plupart des familles. C’est le cas, par exemple, des États-Unis, où les sommes peuvent dépasser la barre des 200 000 USD. Par ailleurs, certaines personnes peuvent être amenées à se tourner vers l’étranger pour des raisons culturelles, notamment parce que leur famille ne les soutient pas dans leur décision de recourir à ce service.

Comment les futurs parents peuvent-ils maintenir une relation de proximité avec leur mère porteuse basée dans un autre pays ?

LR: Les technologies modernes nous permettent de rester en contact avec n’importe qui dans le monde. Les couples pourront donc avoir des nouvelles quotidiennes grâce à des applications comme WhatsApp, Skype ou toute autre méthode de communication par vidéo…

Soulignons que la barrière linguistique représente le plus grand obstacle auquel les familles sont confrontées. Il s’agit néanmoins d’une situation qui peut être facilement surmontée grâce à des outils comme « Google Translate » ou à des applications semblables. En outre, les établissements de maternité de substitution facilitent souvent la tâche aux couples en coordonnant les appels ou en aidant à la traduction.

Comment rassurez-vous les futurs parents qui ont des inquiétudes de nature juridique ?

LR: Tout établissement qui se respecte veille à ce que les parents intentionnels aient en leur possession tous les documents dont ils auront besoin dans le pays où la GPA doit se dérouler. En outre, le programme n’est considéré comme complet que lorsque les parents retournent chez eux après avoir eu gain de cause. Cependant, avant de signer tout accord, il est capital que les couples s’informent sur la loi en vigueur dans leur pays d’origine. Ils doivent également se tenir au courant de toutes les modifications qui sont à anticiper. Pour éviter toute situation embêtante aux futurs parents, le moyen le plus judicieux est de contacter un avocat spécialisé dans leur pays d’origine afin qu’il leur fournisse toutes les informations nécessaires.

Y a-t-il des événements marquants en plus de l’éventuelle naissance ? Quels sont les moments les plus enrichissants ?

LR: Absolument ! À mon avis, la plupart des parents ne se détendent pas vraiment avant la naissance, mais il y a beaucoup de beaux moments tout au long du processus. La première rencontre avec la mère porteuse par exemple, ou encore le moment de la confirmation de la grossesse sont souvent magnifiques. De même, la première échographie, le développement du bébé et toutes les étapes qui suivent sont aussi de moments de bonheur pour les parents.

Que conseilleriez-vous aux futurs parents qui ont décidé d’essayer la maternité de substitution, mais qui ne savent pas trop par où commencer ?

LR: Premièrement, soyez sûr d’avoir parfaitement compris le programme et les options que l’on vous propose avant de vous engager dans un processus quelconque.

Deuxièmement, prenez le temps de lire très attentivement les informations, en particulier les contrats. Assurez-vous ensuite de poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit et soyez sûr que les réponses fournies vous conviennent.

Troisièmement, échangez avec d’autres personnes ayant recouru à une maternité de substitution pour avoir des enfants. Il existe à ce propos de nombreux groupes de soutien aux futurs parents en ligne et dans lesquels des gens partagent leurs expériences.

Enfin et surtout, profitez du processus ! Bien que cela puisse parfois s’avérer difficile, il faut garder à l’esprit que donner la vie, quelle que soit la manière choisie, est une expérience hors du commun.

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Lectures complémentaires pour les parents d’intention

Si vous venez de commencer votre parcours de mère porteuse, vous voudrez peut-être revenir à l’essentiel. Lorsque vous faites une recherche sur des thèmes comme la « Maternité de substitution pour les nuls » ou la « Maternité de substitution 101 », pensez à consulter notre page sur la gestation pour autrui. De la simple définition de la maternité de substitution à la comparaison des mères de substitution gestationnelles et altruistes, traditionnelles et gestationnelles, vous aurez toutes les informations nécessaires.

Si vous ressentez le besoin de lire un ou deux blogs de parents intentionnels, American Surrogacy Blog vous fait un récapitulatif des meilleurs sites du genre (en Anglais). Et, lorsque vous êtes vraiment prêt à choisir votre équipe spécialisée dans la maternité de substitution, sachez que la liste de contrôle de Human Rights Campaign (en Anglais) pourra vous aider efficacement dans vos recherches. La voici.

• L’agence est-elle suffisamment réactive ? Par exemple, est-ce qu’elle répond rapidement aux appels et aux courriels ?
• Y a-t-il d’autres personnes qui peuvent répondre en cas d’indisponibilité du principal contact ?
• La société fonctionne-t-elle en équipe ?
• En ce qui concerne la sélection des potentiels substituts :

  1. Est-ce qu’ils rencontrent la mère porteuse en personne ?
  2. Est-ce qu’ils évaluent son environnement familial ou la procédure de sélection se fait-elle par un entretien dans un bureau, ou est-elle limitée à une interview téléphonique ?
  3. Est-ce qu’ils pensent à vérifier les références ?
  4. Est-ce qu’ils procèdent régulièrement à des vérifications d’antécédents criminels ?
  5. Quels types d’informations obtiennent-ils sur les grossesses antérieures de la mère porteuse afin de minimiser le risque d’une éventuelle grossesse à haut risque ? (Source : Human Rights Campaign)

Vous souhaitez en savoir plus sur le programme de maternité de substitution d’ilaya en Ukraine ? Contactez l’équipe pour une consultation sans obligation en cliquant sur l’icône mail (à gauche) ou via la page de contact de notre site web.