Taux de Fécondité et Statistiques sur L’Infertilité

Taux de Fécondité - Femme Enceinte

Les taux de fécondité sont en baisse dans le monde entier. Beaucoup de facteurs peuvent expliquer le phénomène. La diminution de fécondité qui frappe la plupart des pays du monde est d’ailleurs très étudiée. Plusieurs études récentes révèlent que les femmes ont dorénavant des enfants lorsqu’elles sont plus âgées et qu’elles préfèrent souvent en avoir qu’un seul.

Taux de fécondité dans le monde

Les taux de fécondité et le nombre moyen de naissances par femme ont diminué au cours des dernières décennies, comme il est possible de le constater en observant les statistiques. D’après la fiche de données sur la population mondiale de 2018 [Anglais] on estimait alors que le taux de fécondité moyen dans le monde était de 2,4 enfants par femme.

Cela signifie que la plupart des femmes à travers le monde ont de moins en moins d’enfants que 20 ou 30 ans auparavant. Cependant, comme le montre le graphique ci-dessous, ces taux ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Plus particulièrement, ces statistiques de fécondité sont en baisse dans la plupart des pays industrialisés. Les données ont même chuté davantage dans les pays les plus densément peuplés – comme la Chine et l’Inde. Alors que le taux de fécondité est de 1,6 enfant par femme en Chine, il est de 2,3 enfants par femme en Inde.

La plupart des pays qui s’écartent de cette tendance et dans lesquels on peut observer une hausse du taux de natalité sont situés sur le continent Africain. C’est le cas du Niger, de la Somalie et de la République Démocratique du Congo, soit les trois pays ayant les taux de fécondité les plus élevés au monde. En revanche, Taiwan, la Moldavie et le Portugal ont quant à eux les taux les plus bas du monde.

 

Les Taux de Fertilité à Travers le Monde

Les taux de fertilité calculés sur une base annuelle sont en déclin dans le monde entier. Ces taux représentent le nombre moyen d’enfants par femme dans chaque pays.

Statistiques sur L’Infertilité

Parallèlement à la baisse de fécondité globale, les statistiques démontrent que l’infertilité a connu une hausse au cours des dernières années. Il est difficile de cerner avec précision la raison qui explique ce phénomène, et beaucoup d’études pointent du doigt un ensemble de facteurs.

L’infertilité  peut être expliquée par l’incapacité d’un couple de concevoir un enfant. Habituellement, ces couples essaient pendant plus de 12 mois – et certains même pendant encore plus longtemps – sans avoir de succès. La plupart des problèmes d’infertilité sont causés par une maladie, un accident, une blessure ou un problème congénital.

L’infertilité peut engendrer de nombreux problèmes au sein d’un couple, lesquels peuvent être d’ordre psychologiques, médicaux, économiques ou autres. Cela dit, les répercussions de l’infertilité sont étudiées à l’aide de statistiques et en analysant les relations personnelles et intimes.

Certains universitaires estiment que les cas d’infertilité recensés dans le monde ont augmenté de 9%. Pour d’autres, le problème touche de nos jours pas moins de 15% de la population mondiale, laquelle serait composée, selon les estimations, d’un peu plus de 48,5 millions de couples.

Parmi ces cas, environ 20 à 30% (selon l’étude en question) auraient pour cause principale l’infertilité masculine. En effet, on estime qu’environ 30 millions d’hommes dans le monde sont infertiles. Par contre, il est généralement admis qu’environ 50 % des cas d’infertilité sont dus à la condition féminine. Le pourcentage restant prend en compte une combinaison de facteurs masculins et féminins.

La plupart des études réalisées concluent que la décision d’avoir des enfants très tard contribue certainement à l’augmentation du taux d’infertilité. On estime que le taux de réussite en matière de conception chez les femmes de moins de 30 ans est d’environ 70% au cours des trois premiers mois. Quant aux femmes âgées de 35 ans et plus, les chercheurs sont d’avis qu’elles n’ont que 40% de chances de concevoir un enfant au cours de la même période.

Entre autres, les taux d’infertilité sont plus élevés en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, et en Océanie. Dans les pays développés, on estime qu’au moins 8% des couples seraient infertiles. Cela dit, les chiffres pourraient s’avérer encore plus élevés.

Au Royaume-Uni, par exemple, on estime que 1 couple sur 7 a des problèmes d’infertilité. Les États-Unis ont également un taux élevé, où on croit que 10 à 15% des couples existants sont aux prises de problèmes similaires.

Notons toutefois que la plupart des couples réussissent à avoir un enfant, et ce, même s’ils ont des problèmes d’infertilité. Environ 50% des couples n’ayant pas conçu durant la période de 12 mois, laquelle sert de critère pour diagnostiquer l’infertilité, réussissent finalement à concevoir des enfants au cours des deux années suivantes.

Taux de traitements de fertilité

On note une hausse évidente du nombre de couples ayant opté pour des traitements de fertilité en corrélation avec l’augmentation de l’infertilité dans de nombreux pays du monde. Année après année, on estime d’ailleurs que le nombre de couples qui recherchent des solutions à leurs problèmes de fertilité a augmenté tout aussi rapidement que les taux d’infertilité.

Les couples ont néanmoins de la difficulté à choisir le traitement de fertilité qui convient le mieux à leurs besoins. Cela est dû aux défis que les traitements de fertilité présentent encore aujourd’hui. Dans de nombreux pays développés, tels que les États-Unis, plusieurs villes ne bénéficient pas d’une assurance pour ce type de procédure. Par conséquent, de nombreux couples ne disposent pas du budget nécessaire pour envisager ces traitements coûteux, et beaucoup d’entre eux finissent par écarter cette option.

De plus, de nombreux pays ont du mal à offrir des services adéquats à leurs résidents. Les pays Européens n’arrivent notamment pas à fournir le minimum requis en matière de cycles de traitement de fertilité. On estime qu’il y aurait environ 1500 cycles par millions de personnes chaque année.

En même temps, de nombreux couples qui n’ont pas la certitude que les traitements fonctionneront dans leur pays se tournent vers l’étranger pour recevoir des traitements de fertilité. Non seulement l’efficacité du traitement n’est pas garantie, mais les coûts sont parfois si importants qu’ils l’emportent sur les autres considérations.

Par ailleurs, des différences à l’échelle mondiale concernant les traitements de FIV (fécondation in-vitro) ont eu un effet notable sur certains types de grossesses assistées. Par exemple, les statistiques sur les naissances multiples présentent des tendances opposées en Europe et aux États-Unis depuis 2015. En Europe, les grossesses gémellaires sont généralement en déclin et représentent actuellement environ 14% des procréations assistées. En ce qui concerne les États-Unis (où les transferts d’embryons multiples sont monnaie courante), les traitements de fertilité ont augmenté le nombre de naissances de jumeaux. Cette hausse des chiffres peut être attribuée aux solutions de fertilité telles que les cycles de FIV et la stimulation ovarienne contrôlée.

Rapport préliminaire des traitements de procréation assistée aux États-Unis en 2016

Il s’agit du rapport le plus récent faisant état des meilleurs résultats qui peuvent être espérés par des patients ayant recours à des techniques de procréation assistée (y compris la FIV). Les données ont été recueillies en 2016 par la Société pour les techniques de procréation assistée.

Des rapports comme celui-ci permettent aux futurs patients de se faire une idée des taux de réussite ou des statistiques qui concernent des procédures antérieures qui découlent de traitements de fertilité. De nombreux couples curieux s’appuient sur ces statistiques pour évaluer les chances et les risques liés à ce type d’intervention.

Dans ce cas précis, le rapport se base sur des statistiques provenant des États-Unis qui recensent tous les donneurs possibles. Cela signifie que les propres ovules de la patiente (congelés ou non), ainsi que des détails portant sur les femmes qui donnent leurs ovules sont pris en compte. De même, des données statistiques portant sur les ovules dégelés (ovules qui sont d’abord congelés, mais décongelés avec une technique différente) sont également fournies. Cela permet d’exposer le nombre de techniques existantes pour chacune de ces solutions. Soulignons que ces données prennent un certain temps avant d’être publiées. Bien qu’elles datent de 2016, ce sont les données les plus récentes que l’on puisse actuellement obtenir.

L’augmentation des naissances multiples découle directement du fait que plusieurs couples aient recours aux traitements de fertilité. Malheureusement, cette hausse suscite également bien des inquiétudes au sujet des risques entourant les grossesses multiples. Les problèmes de fausses couches, de mort-nés, de décès d’enfants, d’accouchements prématurés et d’autres complications sont accentués dans le cas où la mère porte des jumeaux.

Bien que les solutions de traitement contre la fécondité gagnent en popularité à travers le monde, moins de 50% des femmes souffrant d’infertilité aux États-Unis consultent un médecin et reçoivent un traitement pour remédier à ce problème. Non seulement cette situation peut être liée aux coûts de la procédure, mais aussi aux chances de succès et à la spécificité de chaque problème de fertilité. On estime néanmoins que près de 12% des femmes stériles reçoivent un certain type de traitement de fertilité.

Avant d’opter pour une solution donnée, de nombreux couples font des recherches en ligne pour s’informer sur les traitements qui leur conviendraient le mieux. Ils font cela pour identifier les endroits où les procédures sont menées et pour savoir comment ces dernières se déroulent. Le taux de réussite est l’une des informations les plus importantes aux yeux des couples. Cela leur permet d’avoir l’esprit apaisé et de mieux quantifier leurs chances de concevoir un enfant.

Comme il existe de nombreuses publications concernant les informations sur les taux de réussite en matière de FIV, il peut être difficile de savoir par où commencer. Tout dépend des conditions dans lesquelles se trouve le couple en question et de l’état de santé des personnes impliquées.

Calculateur de taux de réussite de la FIV

Dans le graphique ci-dessous, nous pouvons voir un calculateur de taux de réussite en matière de FIV. Ce graphique expose la probabilité du taux de réussite de la FIV en fonction du cycle dans lequel se trouve le patient.

Après avoir discuté avec votre médecin et avoir pris connaissance de votre taux de transfert d’embryon (ce taux réfère à l’un des processus de FIV des embryons placés dans l’utérus de la femme), il est possible de calculer votre pourcentage de réussite général en fonction de vos cycles de FIV. Vous pouvez également avoir recours à un calculateur en ligne [Anglais] pour vous aider avec vos estimations.

Probabilité du taux de succès après chaque cycle successif de FIV

Il s’agit d’un tableau qui fournit les chances en pourcentage de donner naissance à un enfant vivant et viable après avoir eu recours à des traitements successifs de FIV. La méthode de la distribution cumulative binomiale a été utilisée.

De nombreuses études révèlent que la probabilité de succès augmente avec le nombre de cycles que le couple entreprend. Selon la plupart des médecins, la probabilité de tomber enceinte au cours du premier cycle de FIV [Anglais] peut être inférieure à celle d’un couple qui a effectué six cycles et même plus.

Dans le même ordre d’idées, on estime que plus d’un demi-million de naissances sont dues à plus de 2 millions de cycles de FIV et autres traitements de la fertilité [Anglais]. Des études montrent que les procédures de transfert d’embryon unique ont connu une hausse de 38%.

Par ailleurs, on estime que 26% des procédures de FIV ont mené à une naissance réussie [Anglais]. Ces taux devraient continuer à augmenter annuellement. Par exemple, en Australie et en Nouvelle-Zélande, le nombre d’enfants nés vivants et conçus par FIV a fortement augmenté en 2016 et 2017. Du côté de l’Australie, 13 596 bébés sont nés au cours de cette période. En Nouvelle-Zélande, 1 602 des bébés sont venus au monde grâce aux cycles de FIV.

Mot de la fin

Il s’avère très difficile de bien interpréter les statistiques qui traitent de fertilité. Or, il n’y a rien de plus important que de fonder une famille. Bien s’informer avant d’entreprendre des traitements contre l’infertilité est manifestement d’une importance capitale. De même, trouver le bon réseau de soutien ou une bonne clinique de fertilité peut aider à dissiper les craintes et surtout éviter la confusion. Si vous êtes prêt à discuter de vos propres problèmes de fertilité, sachez que vous pouvez contacter les spécialistes en fertilité d’ilaya.